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    Sonnet à Mohammed et Ben

     

                    Pour Gigi et deux Henri*

     

    Malgré tous ces meurtriers fous,

    Qui nous ont fait croiser l’Ankou**,

    Chers amis Mohammed et Ben,

    Vous avez su rester bien zen.

     

    Vous avez raison après tout,

    Votre calme est un grand atout

    Contre ces abrutis cruels,

    Qui se croient bénis du ciel.

     

    Je vous salue, braves croyants,

    Je ne connais pas vos prières,

    Moi qui ne suis qu’un mécréant.

     

    Quelle qu’elle soit notre peau,

    En ce monde nous sommes frères,

    Oui, proclamons-le fort et haut !

     

             Dông Phong, 23 novembre 2015

     

     

     

    * Gigi Le Merdy, Henri Copin et Henri Philibert, auteurs du très beau livre « Croisez l’Ankou, Restez zen », Éditions Opéra, 2010.

    ** La Mort, dans la mythologie bretonne.

     

     

     

     


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    En l'honneur de la coupe du monde de rugby qui vient d'avoir lieu le mois dernier, notre ami Jakez nous a offert ce poème, qu'il a écrit lors de la coupe de 2007 à Paris.

    Merci, cher Jakez !

    Dông Phong

     

    Mêlée ouverte

     

    En automne à Paris*

    Sont passés vingt pays

    Aux couleurs de la vie,

    Pour un jeu, réunis.

     

    Des Gens de Géorgie

    Namibie, Italie,

    Irlandais du Kerry

    Et Gallois de Swansea,

    Des Gens de Roumanie

    Et des Etats-Unis,

    Ecossais de Dundee

    Gens de Lusitanie,

    Des Gens du Canada

    Des Fidji, des Tonga,

    Des îles Samoa

    Et de Sud Africa,

    Des Pumas en Pampa

    Le tango dans les doigts,

    Des Gens du Mont Fuji

    Avec des Wallabies,

    Des Blacks en maillots gris

    Qui poussaient de grands cris,

    Des Coqs bleus bien marris

    De perdre leur pari

    Et la Rose en sursis

    Si près du paradis,

     

    Vingt Pays en amis,

    Noirs, Blancs, Jaunes, Métis,

    Venus faire à Paris

    La fête en Ovalie. 

     

    Jacques Premel-Cabic

    *Automne 2007

     

     

     

     


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    C…ries et tout le Bataclan

     

    Ce mois noir*, avec le crachin,

    Nous exprime son grand chagrin.

    Des fous ont massacré leurs frères

    Qui, un soir, voulaient se distraire.

     

    Horrible bande de crétins,

    Dont l’ennemi est leur prochain.

    Mais dans quel livre de prières

    Ont-ils appris ces manières ?

     

    Ils n’ont jamais lu Khay Yam**,

    Qui chantait la joie de bien vivre

    Ici, sans attendre l’Éden.

     

    Ils auraient dû boire du vin,

    Qui plus que le sang nous enivre,

    Khay Yam le trouvait divin.

     

                        16.11.2015

     

     

    * Miz du, le mois noir ou novembre en breton.

    ** Omar Khay Yam (1048-1131), grand poète persan et musulman libéral. A lire sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_Khayyam . 

     

     

     


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    Chers ami(e)s,

    Pour comprendre, autant que faire se peut, les motivations des jihadistes qui tuent et qui se tuent ensuite comme martyrs, la lecture du livre ci-dessus nous offre bien des éclaircissements à travers l’histoire de l'humanité.

    Sans oublier les atrocités commises dans le passé par les chrétiens (prise de Jérusalem par les croisés en 1099, Saint Barthélemy en 1472, Inquisition, etc…).

    Mais nous sommes au XXIème siècle, et ces jihadistes sont vraiment des fous de Dieu attardés, qui ne doivent pas connaître Omar Khayyam, Avicenne, Avarroes, et d'autres grands esprits de l'Islam.

    En tous cas, inclinons-nous devant les victimes des horribles attentats d'hier soir à Paris.

     

    Dông Phong

     

     

    Références du livre :

     

    CROYANCE

    Auteur : Jean-Claude Carrière

    Editeur : Odile Jacob

    Date de parution : mai 2015

    355 pages

    ISBN : 978-2-7381-3245-1

     

     


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  • Contrerime d’automne 3

    (Jeu poétique de Temps-Pestif*)

     

    Le vent d’automne me rappelle

    « Colchiques dans les prés »,

    Qu’autrefois mes enfants chantaient,

    Ah, quelle ritournelle !

     

    À présent… tout nus sont nos prés,

    Grignotés par la ville

    Qui sème ses automobiles

    Pour partout polluer.

     

    Et chez les nouveaux habitants

    Qui sont toujours pressés,

    L’automne n’est plus à chanter,

    Ni d’ailleurs le printemps.

     

    Mais la lune par son éclat

    Rafraîchit ma mémoire…

    Hé oui, malgré mes pensées noires,

    L’automne est encor là.

     

     

    * Voir le règlement sur http://temps-pestif.over-blog.org/2015/10/contrerime-d-automne.html 

     

     

     


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