• Seul avec ma pluma

     

     

    Chers ami(e)s,

    J’ai le plaisir de vous informer de la parution de mon 24ème opus :

    Nguyễn Tấn Hưng 

    Seul avec ma plume

    I. Monologues par temps difficile

    II. Chronique hivernale

     

    Préface de Henri Copin

     

    180 pages

    ISBN : 978-2-35664-157-1

    Éditions Joseph Ouaknine

    http://www.ouaknine.fr 

    Courriel : joseph@ouaknine.fr 

    54, rue du Moulin à vent

    F-93100 Montreuil

    Tél. : 01 48 70 06 59

     

    Très amicalement.

    Dông Phong N.T.H.

     

    Préface

    En vers et contre tout

     

    Henri Copin

    Université de Nantes

    Académie Littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire 

      

    La lune, les cloches, le timide géranium, la sagesse bouddhique, le clavier, la foi, le souvenir, enfants et petits-enfants : tels sont les alliés, appuis, soutiens fugaces, invoqués, évoqués, frêles appuis, dans l’adversité et le rude hiver qui gagnent Hung.

     

    Elle, l’épouse, aimée toujours, choyée, noyée ; elle la mère, mère toujours, disparue, deuil sur deuil, enfants et petits-enfants forcément loin même présents : les tourments, tenaces, crochés à vif dans les souvenirs heureux, douleur qui ne lâche rien, et que Hung tient à distance, pas toujours, souvent.

     

    Entre les deux : les vers, le clavier, les mots, les défis de poésie, l’autodérision, force lucide dans le désespoir. Silence et résilience du pauvre poète. Les graines germent, les enfants vivent, le soleil se lève, la lune encore, toujours, symbole en poésie d’Asie. Ouverture du pinceau, tradition de lettré, chant de la langue première, jamais perdue. Frêles poignées, fragiles bouées, dansant à la surface des ténèbres.

     

    Et le monde, qui vit toujours, tout autour, le passé non éteint, les moments heureux restés vivaces, le tourment et l’imbécillité du monde, réfugiés, gilets jaunes et brexit, Jupiter, Idiss et l’Ankou, Kieu, Michel Serres, Notre-Dame en flammes, PSG… Le poète reste veilleur d’un vaste monde sans limites ni exclusion. Il en capte tous les signaux, messagers d’un éther infini, et tout proche.

     

    « Le grand Omar n‘est pas un mythe » rappelle Hung, évoquant son pair en poésie, Khayyam.  Comme lui, Hung veut goûter, contre l’indifférence du monde, les plaisirs les plus fugitifs.

    Tout le long de ma pauvre vie

    Seule a compté la poésie

    Le vent et la lune enchanteurs

    Sont mes plus grands amis de cœur

    On lui voit bien d’autres pairs, dans sa profonde et grande famille, les poètes.

    Le Ronsard en souffrances, qui gémit :

    Ah longues nuicts d’hyver de ma vie bourrelles,
    Donnez moy patience, et me laissez dormir

    Et les poètes chinois qu’il mentionne à l’occasion, Li Baï, en quête de lune lui aussi, ou Tang Yin (1470-1523) :

    Au val des Fleurs de pêchers il est un ermitage

    Dans l’ermitage des Fleurs de pêcher vit un immortel

    L’immortel des Fleurs de pêcher cultive des pêchers

    Il cueille leurs fleurs qu’il vend pour acheter du vin

    Quand il est sobre il reste assis devant les fleurs

    Quand il est ivre il va dormir au pied des fleurs

    Son seul désir vieillir et mourir entre fleurs et vin

     

    Contre tant d’adversité, Y a-t-il un mantra magique, demande Hung ?

    Non bien sûr. Mais il délivre, en 447 poèmes la plus riche des réponses. Celle qui en creusant les ris et les maux d’un seul être, lui-même, dégage une vérité qui touche chacun de nous, entre rire et désespérance. Notre vérité.

     

    Avant-propos

     

    Je ne suis pas bouddhiste, mais j’aime beaucoup les « Quatre Illimités » du bouddhisme : Amour, Compassion, Joie, Équanimité (Từ, Bi, Hỷ, Xả en vietnamien).

    L’Équanimité, je ne l’ai jamais connue.

    La Joie, je l’ai perdue.

    Il ne restait que l’Amour et la Compassion pour m’aider à vivre pendant sept ans en tant qu’aidant auprès de ma chère épouse gravement atteinte de la maladie d’Alzheimer. Maintenant qu’elle est partie après ces longues années de souffrances, seul l’Amour me soutient encore.

    Mais peut-être que l’Amour me conduira un jour vers la Foi et l’Espérance, selon les recommandations de Saint Paul dans sa première Épître aux Corinthiens ?

    Malgré ces fortes pensées, je traîne toute la journée comme un zombie. Et le soir, seul avec ma plume, j’essaie de m’évader en griffonnant de temps en temps des quatrains, des monologues à la manière des « rubaiyat » d’Omar Khayyam (1048-1131), comme je l’ai fait pour ma publication précédente, Les monologues d’un aidant, une chronique de notre malheur.

    Par chance, ma plume retrouve parfois sa vitalité pour changer de sujet et composer des textes ou des poèmes appliquant d’autres prosodies, comme autrefois.

    En attendant …

     

    Đông Phong Nguyễn Tấn Hưng

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    57

     

    Chérie, voici quelques fleurs

    Qui effaceront tes pleurs.

    Je sais, ton mal te torture,

    Et la vie t’est vraiment dure.

     

                            2.4.2016

     

     


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  • 56

     

    Manifestations de lycéens

     

    Des gamins de quinze ou seize ans

    Qui vocifèrent des slogans,

    Comme ces savants perroquets

    Que des montreurs ont bien dressés.

     

                            1.4.2016

     


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  •               La magerite 3

     

    Je sens la fumée parfumée

    Offerte lors du sage hommage,

    Sans les perles déjà données,

    Par ce bien mystérieux mage.

     

    20.12.2019

     

    * Voir le règlement sur http://temps-pestif.over-blog.org/2019/11/la-magerite.html 

     

     


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  • La magerite 2

    (jeu poétique de Temps-Pestif*)

     

    Papy, tu n’es qu’un grand enfant

    Qui s’amuse avec des gros mots !

    Crie plutôt « en avant l’Avent »

    Et oublie tes « perles » de sot.

     

    14.12.2019

     

    * Voir le règlement sur http://temps-pestif.over-blog.org/2019/11/la-magerite.html 

     

     

     

     


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  • Khai bút Canh Tý 2020

     

    Suốt năm qua mình cứ ngóng trông

    Gió đông trở lại sưởi ấm lòng,

    Lắm khi chờ mãi mà chẳng thấy ...

    Canh Tý này có nóng hơn không ?

     

    Traduction :

     

    Ouverture du pinceau de l’Année de la Souris 2020

     

    J’attendais toute l’année passée

    Que le vent d’est revînt me réchauffer le cœur,

    Mais souvent mon attente n’était pas comblée …

    En cette année de la Souris, y aura-t-il plus de chaleur ?

     

                            Đông Phong, 25.1.2020

     

     

    Khai bút / Ouverture du pinceau 2020

     

     

     

     

     


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  • La magerite 1

    (jeu poétique de Temps-Pestif*)

     

    Tous les ans, juste avant l’Avent,

    Il offrait de très bons cochons

    Pour nourrir les gens indigents.

    Une vraie perle, mon tonton !

     

    6.12.2019

     

    * Voir le règlement sur http://temps-pestif.over-blog.org/2019/11/la-magerite.html 

     

     

     

     


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