• Publication de "Les monologues d'un aidant" (1)

     

     Chers ami(e)s,

     

    J’ai le grand plaisir de vous informer que « Les monologues d’un aidant » viennent d’être publiés dans mon 22ème opus :

      

    Nguyễn Tấn Hưng

     

    Les monologues d’un aidant

     

    Préface de Henri Copin

     

    136 pages

    ISBN : 978-2-35664-139-7

     

    Éditions Joseph Ouaknine

    http://www.ouaknine.fr  

    54, rue du Moulin à vent

    F-93100 Montreuil

    FRANCE

    Tél. : (0033) 1 48 70 06 59

    Courriel : joseph@ouaknine.fr 

     

     

    Bien cordialement.

    Đông Phong

     

     Préface

     

    Aider, aimer

     

    Henri Copin

    Université de Nantes

    Académie Littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire 

     

    A mille ans d’écart, deux hommes, deux poètes, Nguyen Tan Hung et Omar Khayyam, se retrouvent sur une même note tenue. Ils accordent leurs voies, et d’une même voix disent la splendeur horrible du monde. Sa désespérante beauté, son insondable énigme, sa souffrance éternelle, lardée de splendides joies infimes. Aux mystères contradictoires d’un univers indifférent, dont le sens échappe comme eau filant entre les doigts, ils opposent le filet de cristal des mots lancés à la capture de moments de grâce, de perles d’oubli, d’ivresses lucides et douces, de rires silencieux, de caresses sur des peaux amies, aimées, présentes, disparues.

    Dans leurs quatrains fraternels, à l’éternité répond le fugace. A l’infini, l’instant. A l’insondable la gorgée de vin, le roucoulement de la tourterelle, le parfum tenace du bonheur évanoui. A l’oubli répond le rappel des mots, la berceuse du rythme. Aux années lumières des galaxies répond le flacon d’alcool ami, l’inflexion de la voix chère qui ne se tait pas.

    Omar Khayyam d’Ispahan, l’un des plus grands savants de l’histoire humaine, sondait l’espace, savait calculer le monde et mesurer le temps. Il en concluait qu’il ne savait rien, que tout était vain qui dépassait son entendement. Sagesse. Le vin était son recours, un vin mystique, une ivresse simulée, une posture face au monde, la seule viable, lucide et tendre. Chante le vin, Omar, le désir, l’oubli, le parfum des aimées et des jardins, la nuit !

    Nguyen Tan Hung de Bretagne, grand érudit, homme d’aujourd’hui, lettré, sage, est bouddhiste de philosophie et breton d’adoption. Il sait lire, traduire et commenter les textes anciens du Vietnam, première patrie, et puis chanter en vers français de toutes sortes sa terre d’Armorique d’adoption. Sagesse. Chante l’exil et les patries, Hung, l’accueil et la nostalgie, le parfum des genêts et celui de l’aimée, son aimée !

    Car voici que l’aimée a levé l’ancre vers des rivages flous, que bordent l’angoisse, et la souffrance, et l’oubli de soi et du monde. Elle reste là par tous les souvenirs, la présence, la vie ressouvenue. Et elle est en partance à chaque instant, les amarres larguées, la boussole s’affole. Où va-t-elle se perdre, avec ses yeux qui se vident, et sa colère parfois ?

    Et son aimant, son amant, son aidant passe par toutes les phases du désarroi. Il s’en veut, il se raisonne, il s’épuise, il prend à témoin les oiseaux, les fleurs, la brise, la Prius même… Il se contraint à la sage soumission à l’ordre des choses, mais ce n’est pas trop simple… Il y a la raison, la sagesse, le recours aux valeurs du Juste Milieu. Il y a l’humour, politesse suprême. Il y a les menus présents quotidiens précieux de la vie, une fleur, un oiseau, une brise. Il y a l’effort, la contrainte.

    Il y a la souffrance qui dépouille le vieil homme et le laisse nu. Ce qui reste s’appelle l’amour. Amour fou. Il chante sa muse, sa compagne, sa femme aimée, toujours aimée. Nous sommes impermanence, reste l’amour, revécu à petites touches, petits souvenirs, petites impressions qui refont la vie intense, d’amour et d’eau fraîche.

    On pourrait se sentir en trop dans ces monologues. Ils sont en fait autant de dialogues, sans l’écho. Mais le poète est celui qui nous invite à vivre, avec lui, ce qui a valeur pour tous les hommes. Armé de la seule arme qui vaille, arme pure du langage, Dông Phong le poète, qui chaque jour nourrissait son blog comme un passereau offre la becquée à ses oisillons, Dông Phong nourrit désormais Hung de ses quatrains, dépouillés, ivres d’essentiel, nus et vitaux, avec leur cadence si juste qui réplique au séisme. Ses quatrains tombent sous le sens.

    Que reste-t-il dans les décombres du départ qui se lit chaque jour ? L’amour. Au-delà de tout, l’amour, et celle qui le porta. Amour qui ne peut se dire, qui est porté par les sons agencés comme un chant aux innombrables variations, familier, lyrique, drôle, tendre, amer, intense, léger…

    Il incombe parfois au préfacier de rudes missions, qu’il tente d’accomplir au nom de l’amitié. Ici il le fait au nom de l’admiration devant le chemin de vérité que montre le poète dans son chant d’amour fou, monologue de l’aimant, chant pour l’aimée.

     

    Henri Copin, Janvier 2018

     

     

     

     


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