Par Dông Phong
Fleur du mal
J’aime avec délectation
Ce plaisir qu’on nomme poison,
Sans pouvoir un jour m’en défaire,
Comme le clamait Baudelaire.
Pour les uns : c’est un mal profond
Et nul espoir de guérison…
Les bonzes et autres bons pères
N’en voient rien dans leurs bréviaires.
Tous ces fort doctes messieurs
Déclarent mon cas peu banal
Et veulent me changer le cœur.
Car c’est toi, ma tendre chérie,
Ma plus féroce Fleur du mal,
J’en suis esclave pour la vie !
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